Rechercher & Coordonnées en bref
Lycée Général et Technologique Elie Vinet - 7 avenue Pierre Mendès France 16300 Barbezieux Saint Hilaire - Téléphone : 05.45.78.17.27
Vous êtes ici :

Lycée

RENTREE SCOLAIRE 2016/2017

DATES DE RENTRÉE SCOLAIRE

Élèves de SECONDE : accueil et appel dans la cour du lycée (cour Deurveilher), le jeudi 1er septembre à 9 heures

Élèves de PREMIÈRE ET TERMINALE :  accueil par les professeurs principaux dans les salles, le vendredi 2 septembre à 9 heures

 

INTERNAT

L'installation dans les dortoirs se fera avant l'accueil dans les classes :

    Internat filles : annexe du lycée, 11 rue Trarieux - Barbezieux

    Internat garçons : 7 avenue Pierre Mendes France - Barbezieux

Élèves de SECONDE : Jeudi 1 septembre entre 7h30 et 8h30

Élèves de PREMIÈRE ET TERMINALE : Vendredi 2 septembre entre 8h et 8h45

Historique

ECOLE SECONDAIRE, COLLEGE, LYCEE :

UN SIECLE ET DEMI DE METAMORPHOSES…

La création d’une école secondaire communale est évoquée dès 1804 lors d’une séance du Conseil Municipal. C’est toutefois en 1811 que l’établissement fonctionne véritablement, avec une trentaine d’élèves. Le succès est tel que dès 1812, le Conseil Municipal demande que « la maison d’instruction » de la ville de Barbezieux soit érigée en « collège de deuxième classe », dit « collège à entreprise ». Lenteur administrative oblige, il faudra attendre 1825 pour que naisse enfin le « collège communal » de Barbezieux.

En 1884, le collège communal s’installe dans ses nouveaux locaux. Durant la première guerre mondiale, ces derniers sont utilisés comme hôpital auxiliaire.

ev003

En 1929 lui est annexée une école primaire supérieure de garçons.

En 1956, le collège de Barbezieux devient Lycée nationalisé Mixte Polyvalent après fusion avec le Collège Moderne situé rue Trarieux (ex-école primaire supérieure de jeunes filles). Les nouveaux locaux datent de 1967 ;

la construction de 1967

ils se sont ajoutés de manière harmonieuse aux bâtiments plus anciens, jusqu’à la construction d’un nouveau bâtiment, achevé en 1997.

L’ensemble constitue aujourd’hui un lieu de travail et de vie particulièrement agréable, avec ses cours intérieures où se rencontrent les âges du lycée, où se lit son histoire.

le bâtiment Deurveilher, 1997

Cela explique aussi, sans doute, pourquoi ses anciens élèves y sont tellement attachés, au point de se retrouver au sein d’une Amicale très active, à laquelle, d’ailleurs, nous avons emprunté les renseignements contenus dans ce texte et que nous remercions bien vivement pour sa contribution à la mémoire et donc à la vie de l’établissement.

Elie Vinet

L’histoire et l’identité d’un établissement scolaire sont liées à son éponyme : Elie Vinet, humaniste de la Renaissance, esprit curieux et ouvert à toutes les connaissances de son temps représente à merveille les valeurs qui sont encore celles de notre école républicaine.

Il est né en 1509, au village des Vinets, dans la commune toute proche de Saint-Médard. C’est à Barbezieux que s’écoula son enfance et qu’il acquit les premiers rudiments des humanités.

-Après de brillantes études à Angoulême, puis à Poitiers, il obtint le titre de " maître es arts " ; commença alors, comme pour beaucoup de savants de son temps, une vie errante d’enseignant : retour au pays natal, à Barbezieux, puis Paris, Bordeaux, au collège de Guyenne où un certain Montaigne commençait alors ses études, Coïmbra au Portugal et de nouveau Bordeaux où il termina sa carrière et ses jours en 1587.

L’esprit de la Renaissance se caractérise par une curiosité universelle, qui ne connaît pas encore le cloisonnement des savoirs : ainsi l’œuvre d’Elie Vinet touche le domaine des sciences ( " la manière de faire le solaire que communément on appelle cadrans "), celui de l’histoire ancienne (" l’Antiquité de Saintes et de Barbezieux "), celui des langues anciennes, avec de très nombreuses traductions, notamment d’Ausone et de Catulle…

Ce professeur à " la tête bien pleine ", devenu principal du collège de Guyenne, s’est aussi montré un novateur en pédagogie, en proposant une discipline plus humaine, des méthodes d’enseignement différentes pour des " têtes bien faites ", retrouvant là encore Michel de Montaigne.

Quel meilleur ambassadeur pouvait-on espérer pour notre lycée ?

Les cinq cents ans d’Elie Vinet

1509-2009
Les cinq cents ans d’un jeune humaniste, Elie Vinet.

Comme nous, Elie Vinet a vécu une période riche d’évolutions, de bouleversements, de questionnements de tous ordres ; comme nous, il s’est interrogé sur la nécessaire évolution de l’enseignement ; comme nous, il a souhaité élever doucement vers ce qu’il aimait la jeunesse de son temps…

L’exigence, la rigueur du raisonnement, l’aridité, parfois, des premiers rudiments du savoir, n’excluent ni le plaisir d’apprendre, ni la tendresse si particulière qui unit l’enseignant à ses élèves. C’est ainsi que je me représente le « bonhomme Vinet », érudit à l’extrême, s’endormant avec Ausone et se réveillant avec Théognis de Mégare, mais toujours attendri, toujours attentif aux premiers pas des petits, à leur –très relatif !- confort, à l’aménagement de la cour et à l’ombrage des ormeaux… Ainsi, la beauté du savoir réside bien dans sa capacité quasi magique à prendre toutes les formes, toutes les tailles, toutes les apparences pour s’insinuer doucement dans les âmes.

Je ne crois donc pas qu’il soit anachronique de célébrer Elie Vinet, tant la conscience que nous devrions tous avoir d’appartenir à une histoire est capitale dans la formation d’un être : elle lui apporte la connaissance mais aussi et surtout le bonheur.

Les mêmes questions par tous les âges, les mêmes rêves, les mêmes aspirations et… les mêmes déceptions, vite guéries par de nouveaux espoirs…La certitude d’une pérennité des passions humaines nous rassure, nous conforte sans cesse ; c’est cela, à mon sens, que nous devons transmettre, contre le doute et la désespérance.

Maylis Laferrère, proviseur